La Cigale, brasserie des artistes

 

2016-03-9--16-49-22.jpeg

Ouverte depuis plus d’un siècle, cette brasserie nantaise s’ouvre. face au théâtre Graslin. aux visites des gastronomes et des amateurs de décors XIXème, ors, céramiques et bois. Aller à la Cigale, ça donne le sourire,
ça met d’excellente humeur. On y entre ainsi avec bonheur, que l’on soit habitué ou de passage, Nantais ou touriste, en repas d’affaires ou en amoureux, avec l’idée de passer un moment de bonne gastronomie dans un lieu magnifique.

En 1895, l’architecte Emile Libaudière, céramiste de surcroît, imagina et mit en place ce décor exceptionnel. C’est la démesure du Modern Style qui donne le ton aux lieux, fait pour plaire aux bourgeois, avec un clin d’oeil aux artistes qui eurent ici leurs tables, comme André Breton, Jacques Prévert, Jacques Demy qui y tourna en 1961 quelques scènes de son film « Lola » avec Anouk Aymé. Les comédiens, les chanteurs, les peintres ou écrivains en résidence à Nantes ne manquent jamais de faire honneur de leur visite au bel établissement qui porte l’emblème de leurs métiers depuis que Jean de La Fontaine malmena l’aimable insecte.

Mais ce lieu connut quelques avatars. Je me souviens du triste temps, entre deux gloires, où il ne fut qu’un self-service minable où l’on apercevait, sous le vil formica, au-dessus de tristes oeufs mayonnaise et de vieillissantes carottes râpées, les céramiques oubliées du bel animal stridulant. Sauvée de ce terrible abandon en 1982, elle surgit de ses cendres pour séduire nos yeux et nos palais.

On y est très bien accueilli, dans la tradition de gentillesse et de service élégant propre aux brasseries françaises. Les produits sont frais, viennent pour la plupart de producteurs de la région, la carte est renouvelée selon les saisons.

On y sert un brunch délicieux.

L’été une terrasse s’ouvre sur la place Graslin, récemment requalifiée comme zone piétonne, près d’une fontaine ludique.

2016-03-9--16-57-30.jpeg

 

 

Un commentaire sur “La Cigale, brasserie des artistes

Ajouter un commentaire

  1. Oui, un délire de faïences et de miroirs ! L’emblématique insecte est partout ! Afin d’assurer leur sauvegarde, les décorations intérieures ont été classées en 1964 par les Monuments historiques. Et pourquoi donc cette horloge devant le bar ? La brasserie attirait une clientèle bourgeoise, et les notables y côtoyaient actrices et danseuses du théâtre voisin. Au moment des entractes, ils s’y précipitaient pour s’y désaltérer et le gong, à l’entrée du bar, avertissait le consommateurs de la reprise du spectacle.

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :