La maison des absents, Tana French

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 J’ai toujours le même plaisir à me plonger dans l’ écriture de Tana French que je trouve très élégante et si précise. 
Des ouvrages de cette auteure, « La maison des absents » est celui dont je me souviens le mieux, sans doute celui qui m’a le plus impressionnée, tant la construction du scénario, qui peut paraître sophistiquée, est en fait le résultat d’une adresse littéraire sans conteste.
Tana French, américaine, a vécu à Dublin. Elle décrit la société irlandaise sans concession, mais sans voyeurisme,  juste afin que le lecteur, notamment dans cette histoire sordide,  se représente l’ambiance du quartier de Broken Harbour, délaissé à la suite de la crise financière, du développement immobilier avorté, du manque de travail.
Victimes de cette situation, Pat et Jenny se retrouvent avec leurs deux enfants dans une maison isolée, non terminée,  qui leur coûte trop cher puisque Pat est licencié. Le couple perd pied… Les enfants sont découverts étouffés dans leur sommeil, les parents poignardés. La mère, en survie, est à l’hôpital.
L’enquête, qui parait très simple au début,  se révèle éprouvante. Surtout pour Mike Kennedy un peu arrogant, de la brigade criminelle, qui connaît bien ce lieu pour y avoir passé des vacances avec sa famille. Ses souvenirs, des secrets douloureux l’obsèdent et lui font perdre la distance nécessaire à sa mission. De plus, les rapports avec son adjoint, le jeune Richie, sont plutôt difficiles. Malgré ce manque de connivence avec ce débutant qu’il considère comme une « bleusaille », leurs rapports se colorent peu à peu d’amitié, d’admiration.
Les questions soulevées dans cette histoire sombre et triste, au travers d’un fait divers sordide, sont celles d’une société touchée par la récession et le désespoir.
Bon, vu comme ça, il est vrai que, parfois, ce récit fait penser plus à une critique sociale qu’à un polar, mais il s’agit bien d’une enquête, menée par deux policiers aux pratiques très différentes, dont les rapports sont décrits avec talent.
J’ai trouvé la fin surprenante, je ne vous dirai rien de plus.
Afin d’illustrer cette histoire, vous consommerez peut être un petit U2, « With or Without you, de 1987, tirée de l’album « Josuah tree » ? C’est irlandais, c’est rock mélancolique, ça sonne bien, cette guitare…

U2 – With or without you

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