Fermes d’Halong, perles du Vietnam

 

La baie d’Halong est, parait-il,  l’un des sites les plus beaux du monde, constitué d’un ensemble de rochers calcaires encerclés par une mer de couleur jade, dans le golfe du Tonkin.
Le temps était très clair lorsque j’y suis allée. Quelquefois, la brume recouvre la baie, privant le visiteur d’une partie du spectacle. J’aurais d’ailleurs voulu rester et attendre ce phénomène qui, à mon avis, doit y ajouter du mystère. Un énorme dragon aurait vécu ici, il y a longtemps, dans ce qui était un paysage montagneux. Il créa, un jour de colère, ce chaos géologique. Sur une superficie d’environ mille six cents kilomètres carrés, quelque deux mille îlots émergent ainsi, formant un paysage exceptionnel, inhabités en raison de leurs reliefs abrupts. Ainsi, la nature s’en trouve préservée et la faune et la flore y sont remarquables. Quelques grottes sont accessibles aux visiteurs. On y accède par des marches pour découvrir, depuis des sortes de terrasses naturelles, la baie vue d’en haut. A bord d’une jonque, les touristes croisent des navires chargés de minerais, en provenance de Haïphong, des porte-conteneurs, des bateaux de pêche. Circuler ainsi, entre les roches, procure, malgré cette circulation, une sensation de calme. Si l’on a décidé d’y passer la nuit, les jonques choisissent un endroit calme et c’est un plaisir d’admirer le coucher et le lever du soleil.

Dans ce paysage si particulier, on aperçoit de temps en temps une ferme perlière. Le Vietnam entretient et développe l’industrie de la perle, qui nécessite une gestion vigilante de l’environnement.

Connues depuis l’Antiquité, les perles furent pendant longtemps récoltées dans les huîtres qui produisaient naturellement des morceaux de nacre suite à la présence d’un corps étranger dans la coquille. Comme les hommes ignoraient comment elles se produisaient, ils attribuaient tantôt aux dieux, tantôt à la lune, la présence des précieuses perles. Au hasard des coquillages récoltés, on pouvait s’enrichir d’un trésor. Les pêcheurs risquaient leur vie dans les océans pour les trouver. Peu enclins à avaler des couleuvres et à croire à l’action divine ou lunaire, les scientifiques se penchèrent sur la question et le mystère fut éclairci. Au Japon, vers 1900, on mit au point la culture des perles, introduisant des noyaux de nacre afin de provoquer l’apparition des précieuses sécrétions.

Dans la baie d’Halong, les eaux limpides permettent de récolter des perles de grande qualité. Suite à des recherches, les perles obtenues présentent différentes couleurs. On prête à ces couleurs des vertus et les visiteurs peuvent acquérir un trio de perles blanche (pour la santé), noire (pour la chance), rose (pour le bonheur).

Je n’ai pas acheté de perles, malgré mon goût pour cet objet. J’aurais ainsi pu remplacer la paire de très jolis joyaux d’oreilles que j’oubliai un jour dans un hôtel d’Espagne… J’ai eu peur de ne pas retrouver la même sensation. Par ailleurs, il est très difficile de choisir parmi les différentes sortes de nacre. On dit que beaucoup de perles vendues au Vietnam sont des imitations fabriquées par des ateliers chinois. Le choix était difficile, dans la boutique ou je suis allée, entre les perles d’Akoya, la South Sea Pearl… J’y pense, je regrette de ne pas avoir cédé à une petite tentation.

 

2016-30-8--19-28-39.jpeg

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :