La colère des aubergines

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J’avais envie de concocter un bon petit curry pour les copains, et je me suis souvenu de l’excellente recette que m’avait offert Bulbul Sharma dans ce recueil de nouvelles. Par bonheur, il est encore dans ma bibliothèque, qui, ayant subi quelques désherbages sans pitié, conserve encore dans ses rayons tous les livres indiens que j’ai appréciés. Un jour, il n’y aura plus qu’eux, et un autre, qui commence par « Longtemps, je me suis couché de bonne heure », que je me promets de recommencer, encore une fois, dès le début, et de finir.

Comme les treize desserts provençaux, ce livre est composé de treize nouvelles aux titres délicieux et métaphoriques, et de recettes qui nous excitent les papilles. Intrigues minimalistes, ces petites histoires décrivent les multiples facettes de la vie indienne, analysent les relations familiales, comme des indiscrétions que nous commettrions en regardant par les fenêtres des cuisines. On est en Inde, bien sûr, mais également au sein des diasporas des Etats Unis, d’Angleterre, car les fourneaux et la table sont bien des lieux où les habitus résistent aux migrations, et les histoires de plats, de repas, sont toujours mêlées, sous toutes les latitudes, à des histoires de famille, souvenirs d’enfance, secrets, deuils…

Destins de femmes de milieux très variés, les vies sont décrites à la faveur de leur rapport à la cuisine et à la table. Au-delà de ces portraits de cuisinières et de gourmandes qui racontent ce qu’elles éprouvent et que, par pudeur, elles ne peuvent exprimer, l’auteure aborde, sans concession mais avec ironie, quelques aspects plus profonds de la culture indienne : les différences sociales, entre les possédants et les domestiques, qui semblent naturelles, le système des castes infranchissables, la polygamie, le comportement des hommes, qui, autoritaires, obéissent à leur mère,…

Je ne vous conseille pas de lire ça pendant une période de régime, ça donne l’eau à la bouche, ça pique, croustille, c’est parfumé… Moi, je retourne à mes fourneaux, à ce délicieux curry d’agneau aux épinards, à cet irrésistible byriani* à ces exceptionnels pakoras* !

*consultez l’ouvrage !

Une petite recette, avec ça ?

Les Colocs, québécois dynamiques reprennent la chanson du film Astérix et Cléopâtre. 

le pudding à l’arsenic – Les Colocs

 

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