Zalbac Brothers, Karel de la Renaudière

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C’est lui, l’auteur, qui fut le directeur d’une banque internationale qui le dit « Il n’y a pas de morale dans ce milieu ». On le savait. On sait que dans les milieux des fusions-acquisitions, les gens sont prêts à tout pour le pouvoir et l’argent, au point que cela dépasse l’estime qu’ils pourraient avoir d’eux-mêmes, puisque les rendements sont le principal objectif. « Tous les banquiers d’affaires, ajoute-t’il (une interview de Chantal Mathez de Senger, du magazine « Bilan », en 2013), peuvent basculer du mauvais côté ». Les liens entre les banques d’affaires et les organisations criminelles sont évoqués par lui comme un mythe. Pourtant, à la demande du New York Times, en 2012, le journaliste Roberto Saviano a enquêté sur ces rapports et le résultat est édifiant !

Toujours est-il que l’auteur, sous un pseudonyme à particule -faut pas se priver-, nous brosse ici un tableau très sombre en explorant les coulisses de la haute finance internationale et du pouvoir.

Un jeune Frenchy chauffeur de taxi à New York, sans trop de compétence à part le violon, le permis de conduire, ambitieux quand même, qui vient d’une petite agence du Crédit Agricole de Bretagne, rencontre le président de la Banque Zalbac (remarquez l’anagramme, s’il vous plaît !), championne dans la catégorie fusion-acquisitions et introductions en bourse. C’est une ascension fulgurante pour le jeune homme qui, en plus, rencontre l’amour. Puis, je ne vous dis pas comment ça arrive, mais c’est la chute, la disgrâce. Que croyez-vous qu’il fit, ce jeune et brillant garçon, soudain seul, victimes de turpitudes et de manipulation ? Oui, il reconstruit tout, en employant les mêmes méthodes, en voulant nous faire croire qu’il posséderait des valeurs que les autres banquiers n’auraient pas, bien entendu, et sa revanche lui permet de terrasser tous ceux qu’il l’avaient mis à terre. Et toc !

Si le monde carnassier de coups bas, de trafics et d’intrigues du domaine financier est bien livré à la lecture, le héros gentil, pas intéressé par l’argent (enfin, pas que !) et vainqueur m’a paru peu crédible. J’ai eu du mal, en plus, avec le côté un peu « Harlequin » de l’histoire d’amour. Charlotte, héritière d’une célèbre marque de luxe française, belle, capricieuse, boudeuse, et sa copine libertine, c’est un peu cousu de fil blanc, non ? Les situations sont aussi très formatées : orphelin au père mystérieux, coup de foudre improbable,… C’est prévisible et sans rebondissements.

La construction du récit, en phrases simples et chapitres courts, en permet une lecture rapide malgré plus de 300 pages.

Dès le premier chapitre, on lira : « Le concerto pour violon et orchestre de Tchaïkovski s’échappe des hauts parleurs encastrés dans les portières de la limousine ». N’en déplaise à ce snob qui lui préfère Jashha Heifetz ou Yehudin Menuhin, c’est David Oistrakh que je préfère, pour les accents tziganes.

Tchaîkovski – David Oïstrackh

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