Le lièvre de Vatanen, Arto Paasilinna

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Ecologique, ce roman finnois, me revient à la mémoire alors que la COP22 se déroule au Maroc. Il faut dire que question lièvre, on a tendance aujourd’hui à courir dans moult lieux à la fois.

Journaliste, Vatanen n’avait pas envisagé ce retour de reportage en compagnie d’un photographe autrement que dans le but de retrouver, en la ville d’Helsinki, une épouse devenue indifférente, un bureau morne, somme toute une existence étroite et ennuyeuse. Comme la voiture traverse dans le soir naissant la forêt finlandaise, elle heurte un animal. C’est un lièvre. Il est blessé. Vatanen, malgré l’irritation de son collègue, lui fabrique une attelle. Prenant conscience de la fragilité de la vie du petit animal, de sa responsabilité, il décide de ne pas se rendre à Helsinki, cédant au doux regard de son nouvel ami.

Loin des embouteillages de la grande ville qu’il devait rejoindre, loin de la vie ordinaire, Vatanen, avec dans la poche l’animal tout chaud aux longues oreilles qui dépassent de sa poche, entame une course vers de nouveaux paysages. Peu à peu, apprivoisé, le lièvre devient son conseiller, sa conscience, sa paix. Le couple improbable, traversant villages, lacs, forêts, font vivre au lecteur un conte vagabond, léger et original.

Il est question ici, dans ce très petit ouvrage, d’écologie, bien sûr, mais aussi des rencontres qui influent sur une trajectoire de vie, du désir d’autres existences,…

Arto Paasilinna fut ouvrier agricole, bûcheron. Il sait de quoi il parle lorsqu’il décrit cet univers nordique, rude et parfois brutal, voire sauvage, mais aussi humain et chaleureux.

Loin d’être moralisateur, le message est clair sur la nature humaine et sa relation à l’environnement . Le style, divertissant, fait qu’on ne lâche pas l’histoire, faite de rebondissements et de surprises, jusqu’à la fin surprenante.

La musique des Saamis, peuple libre et nomade des régions polaires, illustrera l’aventure de Vatanen. Mari Boine Persen est norvégienne, d’origine saami. Le Joïk, chant traditionnel, se mêle ici aux mélodies électro-acoustiques.

Mari Bone Persen – Gula gula

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