Le club des incorrigibles optimistes, Jean-Michel Guenassia

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Jean-Michel Guenassia nous livrait, pour la rentrée littéraire de 2011, ce roman ambitieux, sensible, qui fut récompensé par le prix des lecteurs du Livre de Poche. Un roman-fleuve, relatant une époque
dans ce qu’elle eut de quotidien et dans les enjeux politiques sur fond de guerre d’Algérie et de guerre froide. A 15 ans, dans les années 60, le narrateur, Michel Marini, découvre un Paris bien différent de celui de sa famille de commerçants, bourgeoise. Son frère,  insoumis, en fuite, lui parle de cette guerre d’Algérie dont les formes sont alors méconnues.  Le jeune Michel se passionne pour la photographie, le rock n’roll,  le baby foot. Dans les cafés de Montparnasse, Sarthe et Kessel l’invitent aux tables qu’ils occupent des journées entières.  Il y rencontre aussi tous les réfugiés : Hongrois, Polonais, Grecs, Soviétiques ont quitté leurs pays où ils se sentaient menacés. Sarthe et Kessel apportent leur aide à tous ces exilés, Igor, Pavel, Léonid, Sacha, qui ont abandonné leurs amours, leurs idéaux, même. C’est à la fois une image de Paris, de la France gaulliste au temps de la guerre d’Algérie, et une chronique familiale un peu mélancolique. C’est un Paris que j’ai bien connu, un peu plus tard que Michel. Les Sud Américains avaient alors succédé à ceux que Michel connut. Ce récit m’a émue : je m’attendais à chaque page à me découvrir en cette faune parnassienne et germanopratine, à la table des artistes du Sélect ou du Dôme, ou dans ce café Balto de Denfert-Rochereau. J’entends en ma mémoire le bruit du flipper et du baby-foot. Vous aimerez comme moi ce beau récit,  non seulement parce qu’il est historique, mais parce qu’on y parle de trahison et surtout du pardon. Quelques 750 pages sans le moindre ennui.

Vous ne manquerez pas d’écouter un petit morceau de Jerry Lee Lewis, que Michel avait bien dû trouver dans la collection que son frère lui confia avant de quitter Paris. Puis un bon Miles Davis avec Coltrane, souvenir d’un concert inoubliable à l’Olympia, le 21 mars 1960.

Jerry Lee Lewis

Davis-Coltrane

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