On n’a pas tous les jours du caviar, Johannes Mario Simmel

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Comme nous sommes le 5 janvier, j’ai envie de rendre hommage à cet auteur qui nous a quitté un jour comme aujourd’hui,  en 2009.

Thomas Lieven est beau, grand, mince, distingué comme Son Altesse Sérénissime Malko Linge. Il est intelligent, parle à la perfection plusieurs langues, et, séducteur élégant, rend hommage aux femmes, quand l’occasion se présente, de bien meilleure façon que ce macho de Bond, James Bond. Arnaqueur de talent, il  est riche et courageux, cuisine avec excellence, même avec les restes du frigo.

Thomas Lieven est agent secret. Non qu’il se fût agi d’un projet professionnel, il gagne très bien sa vie comme banquier, à Londres. Mais le gentleman s’est laissé entraîner sur un mauvais chemin, au détour de l’époque pour le moins troublée de l’année 1939, alors qu’il se trouve à Paris pour le compte d’un client. C’est à ce moment que l’affaire se corse. Arrêté pour les malversations de son associé aux pratiques frauduleuses, resté prudemment à Londres, il séduit les services allemands qui lui proposent de mettre ses qualités à leur service en échange d’un meilleur traitement que celui qui l’attend. Devenu ainsi espion, puis, face aux circonstances et aux sollicitations de tous bords, agent-double ou triple, voire plus, il refuse néanmoins de faillir à ses convictions pacifistes (ni meurtres, ni enlèvements, ni torture), aidant les uns, trahissant les autres, se faisant arrêter, libérer, jouant les maîtres-chanteurs, et menant tout ce monde par le bout du nez. Combines financières et mafieuses ne lui font pas peur et il côtoie des assassins sans scrupules, des chefs de bandes, des trafiquants de tout poil. Il rencontre aussi sur son chemin des personnages plus sympathiques, comme Joséphine Baker, le commandant Cousteau… On suit ainsi ce monsieur du début de la guerre en 1939, jusqu’en 1957, aux prémices de la guerre froide, dans ce récit foisonnant, rocambolesque, drôle, riche en rebondissements, parsemé de quelques recettes de cuisine pour le plaisir des plus gourmands d’entre les lecteurs. Derrière ce héros de roman, un personnel réel existerait. refugié dans l’anonymat… On le comprend !

Johannes Mario Simmel est Autrichien. Il a perdu des parents déportés dans les camps nazis. Chimiste, contraint de travailler par le régime nazi sur les V1 et V2,  il y introduisait des défauts de fabrication. Il a écrit plusieurs romans, traduits dans plusieurs langues (De la même étoffe que les songes (1971), Et voici les clowns (1987)… On n’a pas tous les jours du caviar date de 1959. De ce livre, on a tiré un film, « Ce n’est pas toujours du caviar », franco-allemand, réalisé par Géza von Radvanyi , avec O.W. Fischer.

Joséphine Baker vous chantera, si vous le voulez, « J’ai deux amours ». Elle eut un rôle, on le sait, dans le renseignement. Thomas Lieven, agent double, comprendra l’allusion du titre… à double sens.

J’ai deux amours – Joséphine Baker

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