De force, Karine Giebel

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Un nom, un prénom, deux repas par jour. C’est ce que lui a donné cette mère qu’il enterre aujourd’hui. C’est tout, pense-t’il, et il a tort car, en fait, le dernier cadeau qu’elle lui fait se trouve dans une enveloppe, sur le tabouret, dans la chambre de son enfance où tous les meubles ont été enlevés. Deux feuillets, et la haine. Ah ! comme héritage…

J’avais lu, de cette auteure, « Meurtres pour rédemption ». Bien noir, aussi. Mais sans le réalisme et l’intimité de l’histoire qu’elle nous conte ici. Personnalités fragiles, caractères tourmentés, la situation est beaucoup plus complexe sur le plan de la psychologie. Oui, c’est sordide à en avoir la nausée, vous êtes prévenus, mais bon, faut savoir ce que l’on veut, avec Karine Giebel. Elle sait faire. L’intrigue est puissante, les émotions exacerbées. Plus de cinq cents pages d’amour et de haine, de tension. Et tout cela avec peu, finalement, de moyens, peu de protagonistes -mais travaillés avec précision-, et une intrigue assez banale, quand on y pense, même si…

Une jeune fille riche fait du jogging, est agressée, est sauvée par un promeneur. Après l’attaque assez violente, ça prend son temps, et le lecteur tente d’imaginer une suite, attend un rebondissement. On commence peu à peu à penser que personne, dans ce huis-clos, n’est tout à fait droit dans ses bottes. On suspecte tout le monde, comme au jeu de Cluedo.  Et, crescendo, comme dans une bonne histoire de famille dans laquelle personne ne sait aimer, ça se dénoue. Ce rythme particulier, adresse littéraire, entre ce qui pourrait passer pour quelques longueurs, et la fin très rapide, justement, rend ce récit très original.  Karine Giebel ne tombe pas dans la facilité, c’est certain. Je n’ai pas été déçue. Alors, si comme moi, vous êtes amateur du genre, je vous conseille.

Agnès Bihl chante la réalité à travers un univers où se mêlent poésie, humour et militantisme. Féministe, elle passe au vitriol les commando anti-IVG, fustige les pétasses et aborde le thème du viol. Attention, elle a l’air, comme ça, mais elle fait pas dans la dentelle, elle non plus.

Agnès Bihl – Viol au vent

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