Et je danse, aussi, Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

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Un livre qui fait du bien, cette correspondance. Aux allures de romance, idéal pour se changer les idées, le temps d’un long week-end. On est loin des « Liaisons dangereuses », plus perverses, moins amicales, et maintenant, en plus, ça se fait par mail. On sourit beaucoup, et c’est toujours bon à prendre.

Pierre-Marie, écrivain renommé en panne, sexagénaire divorcé, pour lequel le lecteur n’éprouvera pas de sympathie, reçoit par la poste le manuscrit d’une admiratrice, Adeline, mal dans sa peau, mal aimée, trop grande, trop grosse, la pauv’fille, quoi…, à qui l’on souhaitera bien du courage. Car le monsieur a pour habitude bien ancrée de ne jamais répondre aux courriers de ses admirateurs, de ne jamais lire les manuscrits qu’on lui propose.

Entre l’écrivain plutôt snob, qui rêve de retrouver l’inspiration et la Brasserie Lipp, et la jeune femme mal dans sa vie, qui aime le chant choral, les tisanes et la danse de salon, une correspondance, improbable, s’installe. On se prend au jeu de mails nourris de réflexions autour de la littérature, de la famille, des petites et grands bonheurs de la vie de tous les jours. Cette joute numérique commence donc à deux mains, puis s’enrichit de deux autres épistoliers, personnages secondaires. Les deux écrivains, évitant la facilité, conduisent l’histoire grâce à leurs styles, travaillés, différents. Une part importante des échanges réside dans les rapports entre la vérité et la fiction, entre l’honnêteté et les mensonges et fait planer le mystère jusqu’à une fin belle et touchante.

Anne-Laure Bondoux a écrit beaucoup de livres pour le public adolescent, comme Jean Claude Mourlevat. « Et je danse aussi » est né, tout naturellement, d’un échange de mails, qu’ils ont adroitement transformé en histoire.

Michel Berger adressait, par les ondes, lui, ses pensées à Véronique Samson. L’un poursuivait sa carrière dans l’hexagone, vivait avec France Gall. L’autre était aux Etats-Unis, avec le chanteur compositeur Stephen Stills. Le temps passe, ils sont séparés, mais Michel Berger envoie, par la chanson, des messages à Véronique, qui les reprendra sur l’album « Seras-tu là », sorti en 1999. Elle répondra à son tour, en écrivant « Mortelles pensées, « Le maudit »…

Quelques mots d’amours – Michel Berger

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