Mai, oui mais !

2017-26-4--16-32-56.jpegOui, le voilà, le joli mai. Le temps du muguet, le temps des fleurs… On va faire honneur, comme il se doit, à la végétation, aux sources jaillissantes, à la fécondité. Enfin, tout ça c’est du folklore. N’empêche ! Certain printemps, lorsque mouvements de grèves sauvages et générales, occupation de notre Sorbonne, prise des usines et lancers de molotov rue Gay Lussac et ailleurs, aboutirent à quelques accords non négligeables, la société post-moderne pensait pouvoir se vanter joyeusement d’avoir mis fin, comme à un tardif hiver, à l’autoritarisme de la morale, de la religion, du paternalisme, prônant le renouveau, la conscience humaniste et la liberté. Pas de rupture, donc, symboliquement, avec une belle idée de la nature féconde et jaillissante ! J’y étais ! Et selon le slogan de l’époque, j’étais réaliste, puisque je demandais l’impossible. Il y a aura bientôt cinquante ans !

Mais… je refuse encore aujourd’hui que l’on minimise la portée de ces journées d’insurrection. Des acquis sociaux, conséquence de cette révolte, sont les traces tangibles que certains veulent aujourd’hui effacer, allant jusqu’à la juger responsable de tous les maux qui actuellement nous accablent. Bien sûr, la portée de Mai 68 ne peut se comparer, historiquement, à d’autres avancées (décolonisation, fin de l’esclavage, chute du régime communiste, …). Toutefois, ces événements se sont distingués par l’importance de revendications sociales nouvelles, qualitatives, par le refus de l’arrogance et de l’autorité, du mépris des patrons, par le besoin de considération, par le désir d’une gestion participative au sein des entreprises et des universités, et l’empreinte est profonde dans ce domaine. C’est ce qui me plaît, avec, en prime, le souvenir d’une atmosphère ludique, l’audace nouvelle des slogans « jouissez sans entraves », « interdit d’interdire »…

J’aime beaucoup son air de « ne pas y toucher ». C’est Agnès Bihl, née en 1974, petite fille d’un fondateur du cabaret « Le Chat Noir ». Même si elle l’a pas connu mai 68, cette chanteuse doit son inspiration à quelques aînés militants. Dans les textes de l’héritière se mêlent ainsi poésie, humour, féminisme, avec une réalité, vous allez entendre, plutôt… incisive. Son engagement moderne, son humanisme, l’ont amenée à participer à la Fête de l’Humanité, le concert Rock Sans Papiers, des manifestations d’Amnesty International, la Ligue des Droits de l’Homme.

Le joli mois de mai – Agnès Bihl

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