La réparation, Colombe Schneck

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Un jour, Colombe Schneck reçoit un coup de fil. La Commission d’Indemnisation des victimes de spoliations intervenues du fait des législations antisémites en vigueur pendant l’Occupation lui apprend qu’elle a droit à mille cinq cents euros de « Réparation ». Dans la famille de Colombe, on ne parlait pas beaucoup du passé. Jamais, en tous cas, de Salomé, une petite cousine de sa mère. Elle sait seulement que la ravissante fillette jouait avec un tambourin dans le ghetto lituanien de Kovno. Et que les circonstances de sa mort, en 1943, ne furent pas élucidées. Mais ce souvenir pèse sur les mémoires. A tel point que sa mère lui avait suggéré de donner à sa fille le prénom de Salomé. Consciente de ce qu’elle fait peser sur la vie de son enfant, l’auteure décide de faire des recherches, se plonge dans une obscure généalogie, l’explore, s’interrogeant toutefois sur sa légitimité à écrire sur la Shoah. Menant l’enquête, à partir d’une photographie en noir et blanc, sur l’histoire tragique de sa famille, elle se rend aux Etats-Unis, en Israël, puis en Lituanie, sur la terre de ses ancêtres, afin de recueillir les paroles des derniers témoins de la vie sous le joug nazi. Elle découvre la vérité, impitoyable, bouleversante.

Le roman-vrai, grave et beau, était ambitieux. Le lecteur suit les notes d’enquête, les interrogations que se pose l’auteure pétrie de culpabilité lorsqu’elle évoque la vie aisée, son goût pour les belles chaussures, les histoires d’amour et les bains en Méditerranée. L’autocritique, lucide, est permanente, se répète et domine le texte. C’est dommage car le thème des liens entre générations, de la transmission, aurait dû être essentiel. Colombe Schneck s’est un peu perdue dans ses notes d’investigation et ses pensées personnelles, son devoir de mémoire.

Née à Paris en 1966, cette journaliste de télévision et de radio, productrice, est l’auteur de plusieurs romans (L’increvable Monsieur Schneck, Sa petite chérie,…) La réparation est son cinquième roman.

Je me souviens de Maurice Fanon, qui chantait dans ce bar à chansons « Le temps perdu », rue de Seine à Paris. Anticonformiste, libertaire, il a écrit des textes pour beaucoup d’interprètes comme Isabelle Aubret, Cora Vaucaire, Jean Guidoni, Joe Dassin. Il est décédé en 1991, à l’âge de 61 ans.

Maurice Fanon – La petite Juive

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