Heliotropismes

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Juillet, mois de César, comportait trente et un jours. Voyant cela, Auguste donna son nom au huitième mois et mit à mal février, pour lequel il devait éprouver quelque mépris, histoire de faire le compte. Na ! C’est petit, il aurait pu prendre deux jours et ainsi, faire de « son » mois le plus long de l’année. On se serait contenté, patricien, citoyen et même plébéien ou esclave, de ce décompte qui semble revenir de droit aux grands de ce qui fut le monde romain.

L’habitude, en la saison, me pousse vers la mer. Reviennent alors à ma mémoire les odeurs d’Ambre Solaire, vantée par la pin-up en jaune sur les trottoirs des stations balnéaires. Moi qui n’ai jamais obtenu que l’écarlate sur ma peau de rousse, et quelquefois des traces disgracieuses que portait mon épiderme désquamé par la brûlure malgré force huiles et embrocations ! Je me suis dit, bien plus tard, qu’il était de meilleure idée de se conduire comme les dames du dix-neuvième (siècle, bien sûr !) qui tenaient à se différencier des paysannes à la peau burinée. Leurs filles du vingtième (siècle, bien sûr !) cédèrent pourtant à la mode du bronzage à l’image de Coco Chanel, égérie de la liberté des corps et de la bonne santé sportive. Il faut dire, n’est-ce pas, qu’à ce moment-là, les classes laborieuses, désormais confinées dans l’antre des usines, se virent frappées de pâleur ! Pour les autres, vivent les bains de mer et la mélanine, jusqu’à vouloir ressembler à Joséphine Baker. Le bronzage devint un « must » qui finit, dès 1936, par s’étendre à tous.

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Comment aurais-je résisté, dans les années de ma jeunesse, à la mode du bikini, qui sévissait depuis sa création en 1946 par un certain Louis Reard ? En 1960, toute la France allait à la plage, toutes classes confondues, et l’atoll de Bikini méritait mieux que la mémoire de la bombe !

Hippocrate lui-même recommandait l’exposition au soleil, comme thérapie contre les maladies bactériennes, les douleurs osseuses. Auguste, né à peu près quatre siècles après le père de la médecine, a bien dû suivre son ordonnance. Pourtant, il est mort en prenant le soleil du mois d’août, en 14 après J.C. Le 19, dit-on, il n’est même pas allé jusqu’au bout. C’était bien la peine !

Eh, oui, c’est Dalida, en 1960, qui chante, et même pas en maillot de bain ! Présentée par Jaqueline Joubert (archives de l’INA)…

Dalida – Itsi bitsi Bikini

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