Rêve d’octobre (октябрь)

20170930_112104.jpgAvant 1918, la Russie se référait au calendrier julien. Alors, ça veut dire que la Révolution d’Octobre s’est passée en novembre. Tant pis. On reste comme ça. On n’est pas à quelques jours près ! De toutes façons, le soulèvement avait bien commencé avant. Déjà, en mars, poussé par les manifestations, le tsar n’avait-il abdiqué, laissant la place à un gouvernement provisoire, mené par le Parti Constitutionnel Démocratique ? Les conseils, déjà, s’étaient formés dans les grandes villes, comme à Petrograd, et dans les villages les plus reculés. Et puis, entre la mutinerie des marins du Potemkine, en 1905, jusqu’à la révolte de l’équipage du cuirassé Petropavlovsk en 1921, à Kronstadt, qui fut suivie par la population ouvrière, la colère russe n’avait cessé de gronder, et le risque était grand de réduire la Révolution d’Octobre à une péripétie politique entre d’autres. Mais en France, la mémoire, très vive, de 1789 rend toujours sympathique ce genre de mouvement enfin, surtout dans les couches populaires, bien sûr ! Si cette Révolution d’Octobre reste le symbole fort du soulèvement de tout un peuple, ça n’empêche pas de relire quelques pages d’histoire.

Mais si je pense à Lénine en ce moment, c’est que l’envie me tient toujours d’aller faire un tour à Saint-Petersbourg. Je rêve de promenades sur la Perspective Nevski, où je croiserai certainement Dostoïevski, Pouchkine, et d’autres écrivains persécutés de la Révolution, contraints à émigrer devant le pourvoir qui s’installait.

Mais voilà, j’hésite. M’y rendre en juin, quand le soleil ne se couche pas, que l’on fête ces nuits blanches en musique et en jeux, ou en hiver sous la neige, quand la Neva est prise dans les glaces ?Si j’ai froid, je m’arrêterai pour boire du chocolat chaud, ou de la vodka ! Juin ou décembre, en tous cas, voilà : j’ai trop envie de visiter tous ces palais d’ors et de couleurs, de voir les ponts, qui la nuit, s’ouvrent pour laisser passer les bateaux, d’admirer, au musée de l’Ermitage, quelques merveilles, et notamment des peintures de Rubens, quelques oeuvres de Goya, Picasso ou Renoir, prises de guerre aux nazis. Oui, j’ai envie de voir tout ça, et plein d’autres choses.

Promis, je vous écrirai ! Comme d’habitude.

Pas qu’un peu en révolte, Damien Saez, depuis les années 90, exprime très clairement ses idées sur le monde d’aujourd’hui. Proche de l’expression de Noir Désir, il trouve son inspiration dans les textes de Jacques Brel, qu’il admire, de Barbara et dans la poésie de Baudelaire. Ecoutez-le nous parler de Saint-Petersbourg.

Damien Saez – A Saint-Petersbourg

 

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