Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire – Jonas Jonasson

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Allan aura cent ans aujourd’hui. Dans la maison de retraite où il vit, tous s’apprêtent à le fêter comme il se doit. D’ailleurs, bien sûr, Monsieur le maire sera présent -enfin, ça dépend, peut-être l’adjoint à la solidarité- ainsi que la presse locale -enfin, ça dépend, peut-être un correspondant-. Mais lui, Allan il n’y sera pas. Il déteste ça. Vous aimerez, vous ? Il se sauve, saute par la fenêtre et part en courant. Pas possible ?  On ne vous a pas dit pas que c’est une histoire vraie, non plus. Dans un roman, on peut accepter l’invraisemblance sans s’agacer, et même, si on s’y laisse prendre, en redemander ! Enfin dans le cas présent, c’est surtout un peu déjanté, et c’est réjouissant.

En se sauvant, Allan Karlsson, expert en explosions, amateur d’alcools forts et de bonnes bouffes, traverse la planète, le siècle. Il rencontre, toujours chaussé de ses charentaises, des anonymes, des chefs d’états, rois et dictateurs, chefs de gang et autres joyeux lurons de tous bords. Les surprises s’enchaînent, et le centenaire se retrouve avec une valise de fric, une éléphante… C’est loufoque et rocambolesque.

Mais loin d’être une simple farce arthritique, ce road-movie est une véritable fresque du vingtième siècle, Car notre centenaire semble avoir pesé, qu’il l’ait voulu ou nom, sur les grands événements du siècle en croisant dans sa vie les grands noms de l’Histoire. Le style est plein de verve et l’imagination est débordante, même si l’humour répétitif rend, paradoxalement, le ton un peu monotone, poussif.

Le message, positif, est plus profond qu’il n’y parait. De plus, cet iconoclaste récit constitue certainement un remède antimorosité, et une leçon ludique d’histoire du vingtième siècle.  Le centenaire hédoniste, vaillant, est un compagnon de voyage idéal.

« J’ai cent ans. Qui dit mieux ? » chante Renaud, de façon un peu différente. Cette chanson, écrite par son ami Jean-Pierre Gidon, fait partie de l’album « Putain de camion« , dédié aux enfants de Coluche, mort en 1986. La pochette affiche sobrement un bouquet de coquelicots, les fleurs préférées de l’humoriste, sur fond noir.

2 commentaires sur “Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire – Jonas Jonasson

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  1. Un début amusant mais des situations loufoques, trop énormes pour en garder un bon souvenir.

    Par contre, la chanson de Renaud, elle est … touchante, vraie avec une pointe d’humour. Les paroles ci-dessous, je les ai fait miennes depuis longtemps :
    – « J’ai encore mal aux dents mais la souffrance c’est très rassurant, ça n’arrive qu’aux vivants »
    – « pour jouir enfin du bonheur d’avoir pu traverser, sans me faire écraser, cette pute de vie, ses malheurs, ses horreurs, ses dangers et les passages cloutés »

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