Novembre – Josephine Johnson

 

« Novembre. À présent, je revois d’un seul coup nos vies durant les années passées. Cet automne est à la fois une fin et un commencement, et les jours naguère brouillés par ce qui était trop proche et trop familier, sont clairs, étrangers à mes yeux.
Aujourd’hui je puis regarder en arrière et voir les jours écoulés comme le fait celui qui contemple de loin le passé ; ils ont plus de forme et de sens qu’autrefois. Mais rien n’est jamais vraiment fini, on ne laisse rien derrière soi sans retour. »

C’est l’Amérique de la Grande Dépression. Dans les villes meurtries, miséreuses, des centaines de chômeurs se pressent au seuil des bureaux d’embauche. Les époux Haldmarne et leurs trois filles, après avoir tout perdu, à la recherche d’un peu de dignité et d’un travail, sont ainsi contraints à s’installer dans une vieille ferme familiale, lourde d’hypothèques, dans le Middle West, où il tentent de survivre face à une nature hostile. La vie n’a rien de facile et dans les campagnes, les fermiers mènent un combat quotidien contre l’injustice et le désespoir car la crise économique y fait aussi des ravages. De plus, le Middle West subit d’implacables sécheresses, la terre est appauvrie, les récoltes deviennent insuffisantes. Les fermiers, s’endettant, sont pour la plupart contraints de céder leur lopin à des profiteurs. L’inquiétude et l’angoisse, peu à peu, entachent les relations dans la famille Haldmarne. Les jeunes filles, tourmentées par leur adolescence, deviennent rivales lorsqu’un journalier, Grant, est embauché par le père… 

C’est Margot, la deuxième fille, qui raconte la vie, au quotidien, de cette famille. Entre Kerrin, l’aînée, 16 ans, sûre d’elle, ardente, et Merle la petite de 10 ans, aux bonnes joues et pleine de joie de vivre, Margot se sent, banale et laide. La nature qui l’entoure la fascine et parfois l’effraie. Le père, sans moment de répit, dur à la tâche et taciturne, s’investit sans compter. La mère, lumineuse et rassurante, cajole, sert de refuge pour tous.

Ce récit, tragique et très réaliste, décrit le sort d’une famille qui, souhaitant échapper à la cruauté citadine, le chômage, se heurte à l’existence difficile dans de nouvelles terres. La narration, habile, va jusqu’au bout du drame. L’auteure, s’exprimant par la voix de Margot, livre une réflexion sur le monde moderne, sur les migrations d’innocents qui, fuyant devant la misère, se retrouve face à d’autres problèmes, des catastrophes naturelles dévastatrices, d’autres injustices. Elle n’évoque pas seulement les difficultés liées à la crise, mais parle ici  de beauté, de fatalité et d’injustice.

Le prestigieux Prix Pulitzer a récompensé ce premier roman d’une jeune américaine de 24 ans. Le regard de Joséphine Johnson sur cette période de l’histoire des Etats-Unis, appelée très justement la Grande Dépression, s’inscrit dans la ligne de Steinbeck, Caldwell.

Patsy Montana, née en 1908, est une chanteuse américaine de musique country. La chanson « I want to be a cowboy’s sweetheart » a été entendue dans toutes les campagnes américaines dès 1935. La chanson raconte le désir de vivre au grand air et de chanter sous les étoiles.

 

 

 

 

 

 

 

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