Le théorème du perroquet – Denis Guedj

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J’ai ouvert souvent ce livre, sorti en 2000, resté longtemps dans ma bibliothèque. C’est que j’allais y chercher la recette de l’osso bucco, parfaitement expliquée, sauce gremolata comprise. Je lui dois bien, à ce titre, un petit mot.

Une enquête policière pour aller à la découverte des maths ? Pourquoi pas ? Un peu comme « Le monde de Sophie »,  dans lequel Jostein Gardeer présente les grands courants philosophiques, le roman de Denis Guedj pouvait apparaître plus plaisant que « Les maths pour les nuls ». L’ambition de vulgarisation scientifique était louable, mais pour moi, nulle en la matière, l’objectif fut loin d’être atteint. S’il est indéniable que les sciences racontent des histoires, il n’est reste pas moins que d’Archimède, Thalès, Pythagore, je ne connais toujours que les noms et j’ai du mal à les considérer comme des personnages de romans. A la lecture de ce livre, au bord de la migraine, j’en étais arrivée à passer des pages, -comme j’avais séché les cours-, abandonnant Pierre Ruche, le libraire passionné, à ses problèmes : il avait reçu de son ami Edgar une caisse de livres rares, malheureusement pour moi dédiés aux calculs des plus savants, aux théorèmes et aux logarithmes compliqués. L’intrigue, un peu « cousue de fil blanc », pleine d’invraisemblances, à partir du décès d’Edgar dans sa maison incendiée, mêlait ainsi recherche mathématique et résolution policière, d’Athènes à la butte Montmartre en passant par Syracuse, sur les traces de géomètres et de philosophes. Notre libraire, désormais à la retraite, sa copine Pierrette et ses trois gosses, tentaient, comme un « club des cinq », de résoudre l’affaire. Ah ! j’oublie le perroquet, qui, ayant perdu l’usage de la parole à force de coups sur la tête, semblait en savoir un peu plus sur les maths et sur la disparition d’Edgar…

Ceci dit, malgré l’objectif pédagogique non-atteint, j’aurais pu prendre du plaisir à la résolution de cette affaire au dénouement assez prévisible si le style narratif ne s’était pas révélé si pauvre, des expressions argotiques si mal utilisées, des personnages si peu crédibles. Heureusement que j’avais sous la main la meilleure des recettes d’osso bucco, c’est toujours ça.

J’écoute quelquefois Anaïs et ses copines. Ses vidéos, toujours très marrantes, souvent dans l’autodérision, traitent de sujets légers, mais pas seulement. Là, elle nous explique qu’elle est « une quiche » en maths. De quoi se sentir moins seul.

 

 

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