Grossir le ciel – Franck Bouysse

Réservoir des sens

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En route pour les Cévennes, au lieu dit « Les Doges ». Gus, malmené par l’existence, vit ici, avec ses vaches et son chien Mars, au milieu des montagnes et de la forêt, sans amitié et sans épouse. Un taiseux, Gus, comme son voisin Abel, de vingt ans son aîné, dans une autre ferme, à quelques centaines de mètres. Le décor simple, rural, et rugueux, a emprisonné les deux hommes, peu à peu, au fond de leur solitude. Ils ne sont pas amis. Entre eux, le verbe, rare, se dilue dans un silence pesant. Pourtant, il leur arrive de s’aider car il faut au moins être deux pour remettre en place les viscères reproducteurs d’une vache après un vêlage plus que difficile,  pour réparer une clôture, ou pour vider  -le temps est si long !- une bouteille d’horrible piquette, âcre comme le pays. La solidarité paysanne, c’est juste ça pour nos deux…

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