La femme secrète – Anna Ekberg

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J’avais lu « thriller », j’avais lu « danois ». Avec ça, je m’étais dit que j’allais passer un bon moment. Sans grande conviction, car je traversais alors une de ces semaines pénibles pendant lesquelles j’erre de quatrième de couverture en prescriptions dithyrambiques, de pages de magazines « lulu-l’a-lu » en promos tarifées, sans trouver d’accroche pour mon œil et ma tête.

J’abordais donc l’histoire de Louise, mignonne tenancière d’un gentil bistro de Bornholm, l’île de granit rose de la Baltique. Elle vit avec un délicieux écrivain, Joachim. Mais ça se corse très vite, on ne perd pas son temps à regarder les harengs sécher et à attendre que les touristes dégustent les spécialités locales. Un beau matin, alors qu’elle commence à préparer pain de seigle, radis noir et ail des ours, la pauvre gentille gargotière, après son câlin du matin avec son amant (technique irréprochable, selon les descriptions !), est assaillie par son passé. Elle l’avait oublié, ce passé, et en même temps ce mari qui franchit le seuil de l’estaminet. Amnésique, la fille. Et le gars à la porte, genre plutôt bien décidé à faire valoir ses droits d’époux. Notre copine se voit confrontée à son ancienne existence de riche héritière.

Jusque-là, au bout de deux ou trois petits chapitres, ça allait plutôt bien pour moi, même si je trouvais ce texte empli de métaphores hasardeuses, de références assez inutiles pour le genre. Le suspense, omniprésent malgré tout, s’opérait dans le récit par l’alternance entre la recherche de la jeune femme sur son passé et l’enquête menée par Joaquim qui l’entraînait dans des aventures plutôt louches et dangereuses… Puis le récit s’égarait en rebondissements dans les milieux d’affaires, dans celui de l’art, en raisonnements tirés par les cheveux, émaillé de références historiques, d’explications médicales peu crédibles.

Après une centaine de pages de trop, les vérités émergeaient, je découvris le portrait de cette femme secrète, trouvai que la fin, aux ambitions fantastiques, tombait dans le grotesque.

J’avais lu mieux, venant du Nord…

Anna Ekberg est aussi une femme secrète. En fait, il s’agit du pseudonyme sous lequel écrivent Anders Ronnow Klarlund, qui est surtout scénariste, et Jacob Weinreich, auteur d’ouvrages pour un jeune public. Ils avaient déjà écrit ensemble, sous le pseudo, cette fois, de A.J Kasinski, « Le dernier homme bon » et « Le sommeil et la mort ».

Je découvre la musique de Carl August Nielsen, qui est le plus connu des compositeurs danois. Originaire d’Odense, en Fionie, il est né en 1931 et meurt à Copenhague.

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